GENETIQUE
HUMAINE
- INTRODUCTION
:
Appliquée à
l'espèce humaine, la génétique conserve toutes
ses normes. Cependant, confronté à des difficultés
expérimentales, le dépistage des mouvements alléliques
a imposé des nouvelles méthodes et a additionné
de nouveaux critères de raisonnement.
- les difficultés
expérimentales :
-
un nombre important
de chromosomes (2n = 46).
-
Les générations
successives sont très espacées (en moyenne 25 ans).
-
Le nombre des descendants
est statistiquement faible (la descendance d'une porté dépasse
rarement un descendant).
-
Avec chaque acte reproducteur,
les gamètes répondent à la même distribution
aléatoire.
-
L'impossibilité
de réaliser une reproduction orientée (entre frères
et soeurs).
- les nouveaux critères
de raisonnement :
Si avec la génétique
classique, l'énoncé vous donne le résultat et vous
demande de l'expliquer en le confrontant à une statistique connue,
en génétique humaine et comme souvent le résultat
est confus, vous devez donner plus d'importance à l'observation
pour éliminer logiquement les cas impossibles et tester ceux
qui sont possibles pour pouvoir atteindre la certitude.
- ETUDE DE CARUOTYPE
NORMAL.
L'observation d'un caryotype
normal permet d'envisager le nombre des chromosomes. Dans ce cas on
distingue 46 chromosomes classés par paire selon leurs tailles,
on peut également distinguer le sexe chromosomiques de l'individu
concerné qui est marqué XX si l'individu est de sexe féminin,
donc, la formule chromosomique s'écrit 2n = 44 autosomes + XX
ou XY si l'individu est de sexe masculin, donc, la formule chromosomique
s'écrit 2n = 44 autosomes + XY.
- ETUDE DE PEDIGREE
:
Pour la génétique
humaine, on traite seulement le cas de monohybridisme. Dans ce cas,
il s'agit donc, de la transmission d'un couple d'allèles qui
est le plus souvent dominant ou récessif et qui est soit porté
par un autosome ou par un chromosome sexuel X ou Y. l'observation d'un
pedigree permet d'éliminer des cas certains et pour les cas incertains
il faut les mettre sous forme d'hypothèses à vérifier
avec un traitement génétique. L'élimination d'un
cas par simple observation, doit obéir à des normes logiques
tel que dans un pedigree, quand les deux parents sont phénotypiquement
sains et donnent un ou plusieurs descendants (garçons ou filles)
malades donc l'allèle responsable de la maladie est récessif.
Egalement, quand les deux parents sont phénotypiquement sains
et donnent une fille malade donc la maladie est autosomale.
- cas de maladies autosomales
récessives : (phénylcétonurie)
Les deux parents
II3 et II4 sont sains et ont donnés les enfants III6,
III8 et III10 malades. Donc, la maladie est récessive.
Egalement, ces deux parents sains ont donnés la fille
III10 qui est malade. Donc, la maladie est autosomale. Ainsi,
les enfants malades sont génotypiquement homozygotes
récessifs, leur parents doivent être hétérozygotes.
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- cas de maladie autosomale
dominante : (maladie de Charcot-Marie)
La maladie est
le plus probable dominante quand elle apparaît dans toutes
les générations. Dans ce cas, un père malade
(comme II3)et une mère saine (comme II4) doivent donnés
toutes leur filles malades si la maladie est portée par
X. Donc, donc la maladie est autosomale dominante. On pose,
alors, le couple d'allèles suivant (A, a) / A = malade
et a = sain avec A > a. Ainsi, tout individu sain doit être
homozygote sain et tout individu malade doit être hétérozygote.
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- cas de maladies récessives
liées à X : (myopathie de Duchenne)
La maladie est
récessive puisque les deux parents II8 et II9 sains ont
donnés les enfants III7 et III8 malades. Si la maladie
est autosomale, il faut que les parentes II9 et III5 pris au hasard
de la société, soient hétérozygotes
alors que si la maladie est portée par X, ces individus
phénotypiquement sains seront également génotypiquement
sains. Donc, le plus probable serait que cette maladie soit portée
par le chromosome X. Dans le cadre de cette hypothèse,
si on pose le couple d'allèles (B, b) tel que B = sain
et b = malade et comme la maladie n'apparaît que le sexe
masculin, donc, tout individu malade aura le génotype et
sa mère est obligatoirement conductrice de génotype
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- cas de maladie dominante
liée à X : (rachitisme vitamino-résistant)
la maladie est
dominante puisqu'elle ne saute pas de générations.
Elle est portée par X puisqu'un père malade donne
que toutes ces filles soient malades. |
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- cas de maladies liées
à Y : (hypertrichose des oreilles)
comme le chromosome
Y n'existe que chez le sexe masculin, quand il définit
une maladie, elle sera transmise de père aux fils tel qu'un
père malade donne que tous ces garçons soient malades
et réciproquement. |
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- la consanguinité
:
On appelle mariage
consanguin, le mariage entre individus d'une même famille.
Ce type de mariage présente un danger sur les descendants
quand il y a une maladie récessive dans cette famille.
Donc, le mariage consanguin a comme risque d'augmenter la fréquence
de l'apparition des maladies récessives. |
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- LE DIAGNOSTIC
PRENATAL:
C'est un test qui est réalisé
sur des ftus quand ils sont dans une famille à risque.
Ce test consiste à prélever des cellules du ftus
afin de réaliser un caryotype ou de chercher une anomalie génique.
- les techniques
du diagnostic prénatal :
pour répondre aux
objectifs de ce test, il faut prélever des cellules ftales
soit à partir du sang ftal en aspirant une petite quantité
d'une veine du cordon ombilicale (ce prélèvement devient
sans danger quand il est fait au delà de la 20ème semaine
de grossesse). Soit en aspirant une quantité du liquide amniotique
(amniocentèse) qui baigne le ftus (Ce prélèvement
est normalement sans risque quand il est fait au delà de la 17ème
semaine de grossesse). Soit en prélevant des villosités
choriales (la biopsie du trophoblaste). Ce prélèvement
est sans danger quand il est fait au delà de la 10ème
semaine. Le premier type de prélèvement est souvent utilisé
pour réaliser des caryotypes et les deux autres pour réaliser
des tests sur l'ADN.
- les résultats
du diagnostic prénatal :
La réalisation du
caryotype permet de rechercher le sexe du ftus et le nombre de
ses chromosomes. En effet, le sexe est masculin quand il y a XY et il
est féminin quand il y a XX.
Pour le nombre des chromosomes, le caryotype est dit normal quand il
y a 46 chromosomes. Mais, un caryotype peut être surnuméraire
quand il y a 47 chromosomes. Cela peut être observé avec
des autosomes tel que la trisomie 21 ou pour les chromosomes sexuels
tel que pour le syndrome de Klinefelter où le caryotype montre
44 autosomes + XXY. Un caryotype peut également être réduit
à 45 chromosomes tel que le syndrome de Turner où la formule
chromosomique se note 44 autosomes + X.
L'obtention d'un caryotype anormal revient à un accident au cours
de la méiose soit au cours de la première division quand
les chromosomes homologues d'un bivalent migrent vers le même
pôle, soit au cours de la deuxième division quand les deux
chromatides d'un même chromosome migrent vers le même pôle.
Ce phénomène affecte spécialement le gamète
féminin.
Pour rechercher les anomalies géniques, on peut soit utiliser
la sonde moléculaire radioactive pour chercher les allèles
normaux ou mutés soit utiliser la méthode d'électrophorèse
qui traduit la migration de l'ADN ou à la protéine correspondant
à l'expression de cet ADN dans un champ électrique.
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